Grossesse / Accouchement

* Femme enceinte :

Le tube neuronal, structure à partir de laquelle se construit le système nerveux, se forme au cours des 5 premières semaines de la grossesse. L’embryon va avoir une première réaction rapide et involontaire de protection. Cette réaction a été identifiée comme « Réflexe de Paralysie par la peur » (Kaada,1988) . Ensuite, vers 9 semaines de vie in utéro, les réflexes intra-utérins émergent comme le réflexe de Moro, le réflexe de succion, le réflexe tonique asymétrique du cou , le réflexe spinal de galant, le réflexe de babkin…., et la myélinisation du cerveau commence à se mettre en place avec les premiers réflexes primitifs.

Le développement du cerveau du fœtus dépend de la stimulation sensorielle. Cette stimulation se fait de 2 façons :

– la stimulation passive par la mère quand elle marche, respire, parle, les battements de son cœur…

– la stimulation active du fœtus quand il bouge sa tête, suce son pouce….

Il est donc important que la maman puisse bouger. Le rythme de la mère permet au cerveau de se développer, d’intégrer la sécurité intérieure, une stabilité.

Si cela n’est pas possible pour des raisons médicales par exemple, n’hésitez pas à me contacter pendant votre grossesse ou après la naissance de votre enfant.

De plus, pour une maman qui a une grossesse sereine, calme, sécure, les mouvements du fœtus seront fluides.
Si la maman a une grossesse stressante, les mouvements du fœtus seront plus saccadés. Le fœtus va associer stress et mouvements brusques in utéro.

Voici quelques facteurs de stress pouvant avoir un impact:

– si la grossesse est vécue comme une bonne ou une mauvaise nouvelle

– toxicité du milieu utérin : cigarette, alcool, drogues

– exposition à de hauts niveaux de rayonnements électro-magnétiques et des ondes : plaques inductions, micro-ondes, wifi, échographies notamment.  ATTENTION, les échographies ne sont pas bonnes pour le fœtus. Il est donc recommandé de ne pas en faire plus que nécessaire, et de fortement éviter les échographies pour convenance ou plaisir. Les échographies en 3D sont à éviter également.

– alitement de la mère pendant une courte ou longue période

– malnutrition de la mère

– stress émotionnel de la mère

La probabilité que les réflexes restent actifs dépend du moment où les facteurs de stress et les perturbations sont apparus. Si ces moments sont parvenus pendant un stade d’émergence, cela aura plus d’impact sur le fœtus.

* Accouchement :

Avant de parler des réflexes en eux-même, il est important de faire un point sur l’accouchement en lui-même. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, il peut y avoir des imprévus. Mais prenons en considération un accouchement avec une grossesse non pathologique.

De nos jours, les accouchements sont de plus en plus surmédicalisés.

L’importance d’une naissance respectée tient dans le fait que les femmes ont le droit de choisir les circonstances de leur accouchement dans l’intérêt de leur bébé, d’elles-mêmes et également de leur partenaire. Pour que cela se fasse, il est important qu’elles puissent  être informées dès le début de leur grossesse des différentes possibilités qui s’offrent à elles, mais également des différents professionnels et accompagnants à la naissance qu’elles peuvent solliciter pour les suivre, que ce soit du côté médical, mais aussi du côté des accompagnements à la naissance non médical. En effet être suivi par un gynécologue, en maternité, n’est absolument pas obligatoire. Votre suivi de grossesse peut tout à fait se faire en globalité par un-e sage femme. Vous pouvez également du côté non médical être accompagné par une Doula ou d’une accompagnante à la naissance.

Tout comme dans le choix des préparations à la naissance, vous pouvez vous orienter vers des méthodes alternatives : haptonomie, sophrologie, hypnose, chant prénatal….Les choix sont divers et variés et je vous invite à trouver ce qui correspond le mieux à votre couple.

Merci à Océane Nguyen, sage femme libérale, de m’avoir fait connaître lors d’une conférence qu’elle a donné en septembre 2018, la méthode N’féraïdo, méthode compatible notamment avec les grossesses à risque, comme la Menace d’Accouchement Précoce.
https://sagesfemmes-guyancourt.jimdo.com/autres-savoirs/praticienne-n-f%C3%A9raido

Un accouchement (sans pathologie particulière bien sûr) devrait se faire dans une position choisie par la mère et la personne qui l’accompagne, au moment de la naissance, dans une position naturelle pour faciliter la descente du bébé. Malheureusement, en structure hospitalière,  la liberté de position est souvent limitée pendant le travail.  La maman est souvent mise dans la position classique, allongée sur le dos, les pieds dans les étriers,ce n’est pas ce qu’il y a de plus naturel. Parfois, cette position engendre même des complications et ralenti le travail, car cette position empêche ou freine l’ouverture du bassin de la mère, les contractions sont moins efficaces car elles agissent contre la gravité et retardent souvent la descente de la tête du bébé.  En effet, ce qui aide à la dilatation du col de l’utérus, c’est la pression exercée par la tête du bébé. Lorsque l’on est en position debout ( soutenue par le papa ou en se tenant à des lianes par exemple), semi assise ( en se tenant à un ballon, au papa, à une chaise) ou à 4 pattes, cela va dans le sens de la gravité et favorise la descente fœtale et l’ouverture du col.

https://naitreetgrandir.com/fr/grossesse/accouchement/fiche.aspx?doc=accouchement-positions-qui-soulagent

Si la descente du bébé se fait de manière plus naturelle alors l’utilisation de forceps, ventouse ou le recours à l’épisiotomie ne sont en général pas utiles.

La femme est tout à fait capable de gérer la mise au monde de son enfant, elle est capable de gérer les contractions, la poussée…..ce sont les professionnels de santé et parfois l’entourage/ la société qui lui font croire qu’elle n’en est pas capable. Et puis, on a bien inventé la péridurale, alors pourquoi vouloir souffrir ? Sachez en plus que vous pouvez ne pas y avoir droit dans certaines conditions, qu’elle peut ne pas fonctionner ou que d’un seul coté. C’est cette sur-médicalisation qui nous fait croire que nous n’en sommes pas capables. Et ces obstétriciens qui veulent faire croire que la femme est faible, fragile, passive. N’oubliez pas que l’obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonctions décisionnelles, y compris en médecine, et où leur parole n’avait pas la moindre importance. Et c’est eux qui devraient décider ce qui est le mieux pour nous, pour notre bébé ? C’est eux qui savent ce que l’on ressent dans notre corps à ce moment de donner la vie et ce dont on a envie ?

Avec une préparation avec des personnes de confiance, formés à la naissance respectée, avec un travail avec son – sa partenaire, en se préparant soi même mentalement, cela devient possible. Croyez en vous, en vos capacités, en celle de votre partenaire et de votre bébé. Nous avons/ vous avez la force et la puissance en vous pour y arriver; pour donner la vie.

Car sans cela, l’accouchement peut être facteur de stress pour la maman mais aussi pour le bébé. Et les facteurs de stress pendant l’accouchement sont :

– la césarienne

– les forceps / ventouses

– l’accouchement très long et lent ou au contraire trop rapide

– la péridurale

– la détresse fœtale

– le cordon ombilical enroulé autour du cou

 

Si l’on en revient à nos réflexes, la période de l‘accouchement et donc le processus de la naissance du bébé, sont un moment très important pour l’activation des mouvements réflexes. En effet, une fois que le bébé est prêt à sortir, il va provoquer la libération d’hormones qui vont déclencher le travail. A ce moment là, des réflexes vont s’activer afin que le bébé puisse s’engager dans le canal utérin et puisse naître. Le bébé va réagir aux contractions de la maman et aux stimulis que cela lui procure, et il va faire différents mouvements : il va bouger sa hanche ( réflexe de galant), il va bouger ses mains ( réflexe de babinski), le réflexe tonique asymétrique du coup est également sollicité. « Il y a interaction entre les contractions de la mère qui stimulent la colonne vertébrale du bébé et les réponses motrices du bébé qui déclenchent une nouvelle contraction » Claire Lecut.

Si un bébé né par césarienne et encore plus si cela est une césarienne programmée, tout ce processus d’activation des réflexes ne pourra pas se faire ou pas correctement.

La péridurale, un bassin bloqué, un bébé qui ne peut pas bouger correctement dans le col utérin lors de la naissance verra l’activation de ses réflexes impactée.

N’hésitez pas à me contacter rapidement après l’accouchement.

Un accompagnement précoce permet donc un bon développement cérébral, un bon tonus musculaire et une bonne intégration des réflexes.

Pour vous renseigner en amont sur le portage physiologique, les massages, suivre un atelier, vous pouvez contacter les Ateliers de Manon
https://www.lesateliersdemanon.com/

Plus d’informations sur le portage physiologique ici

Naissance

Écrit par Frédérique Séguy